La névralgie cervico-brachiale

La névralgie est une douleur sourde, diffuse, souvent vive, qui sévit sur le trajet d’une racine nerveuse et/ou de ses ramifications.

Les 31 paires de nerfs rachidiens ont leurs sorties de chaque côté du rachis, entre les vertèbres. Ils innervent les tissus du cou jusqu’aux orteils. Ces sorties sont en fait des racines nerveuses. Sous une solide gaine se trouvent plusieurs milliers de neurones qui acheminent les messages nerveux vers les différentes parties du corps.

On peut relier une racine nerveuse au territoire cutané qu’il dessert. Ceci est appelé dermatome. Ci-dessous est le dermatome des membres supérieurs:

Il se peu, pour des raisons multiples, que les nerfs qui desservent certains territoires cutanés soient compressés. Les conséquences d’une compression nerveuse ou névralgie ne dépendent pas uniquement de la force de l’écrasement, mais aussi du type de déformation mécanique. La compression peut porter atteinte à plusieurs nerfs, pour certains directement, pour d’autres indirectement. Pour chaque nerf comprimé, un secteur précis en subira les effets (douleur).

Les symptômes d’une névralgie cervico-brachiale sont :

a) Une douleur locale;

b) Des douleurs diffuses sur le trajet du nerf comprimé;

c) De la paresthésie : fourmillements, picotements ou engourdissement;

d) Une perte de force dans le bras

e) Une diminution de la motricité;

f) La formation d’une fibrose sous-cutanée;

Quelle est la cause ?

Les vertèbres ont la possibilité d’effectuer de légers mouvements sur leur axe.

Les vertèbres cervicales sont parmi les plus souples de la colonne, ce qui les autorisent à faire bon nombre de mouvements. Cependant, la contrepartie, c’est que la vertèbre ne revient pas à sa position d’origine (tension musculaire, grippage articulaire). Il est possible qu’une racine nerveuse s’en trouve légèrement comprimée. Les autres causes concernent les pathologies liées aux disques intervertébraux. On retrouve :

-L’affaissement discal

-La déshydratation du disque

-La hernie discale

Bien que cette problématique puisse être parfois très incommodante, les recherches nous montrent que, la majorité du temps, il faut simplement s’outiller pour traverser la tempête jusqu’à la résolution naturelle du problème.

Les solutions ?

La chirurgie est rarement nécessaire. Par exemple, les recherches montrent que les gens souffrant d’hernies discales cervicale avec symptômes radiculaires a permis de montrer que 92% des patient(e)s réussissaient à se rétablir complètement sur une période d’un an sans avoir recours à la chirurgie (Saal et coll, 1996).

Au début des années 2000, des recherches ont été entreprises dans le but de vérifier les effets de l’immobilisation versus la mobilisation dans des cas impliquant des lésions articulaires. Les résultats furent très révélateurs. Tous les participants ayant été traités par une immobilisation du segment lésé ont subi des lésions cartilagineuses irréversibles ainsi que le développement d’une fibrose tissulaire.

L’immobilisation doit cependant être de courte durée, pour éviter le déconditionnement de la musculature cervicale. Une fois la phase la plus aiguë passée, la plupart du temps, il n’est plus bénéfique de chercher à limiter le mouvement de façon importante.

Les tractions semblent surtout utiles dans le stade aigu de la problématique. En effet, une revue systématique sur le sujet ne leur a pas trouvé d’utilité pour une douleur cervicale d’une durée de plus de trois mois avec ou sans irradiations dans le membre supérieur (Graham et coll, 2008).

La thérapie manuelle et les exercices peuvent permettre d’atténuer la sévérité des symptômes initiaux. Voici donc quelques actions thérapeutiques à entreprendre pour le thérapeute:

– Un programme d’exercices visant à rééquilibrer la posture fondée sur des étirements et du renforcement.

– Soulager la pression sur les articulations de façon à mieux équilibrer les charges : relâcher la musculature paravertébrale, éliminer les contractures par le massage.

– Détendre les chaînes musculaires des dermatomes douloureux.

– Appliquer de la chaleur sur le segment atteint.

– Appliquer les mobilisations musculaires spécifiques et les mobilisations de la gaine des nerfs ! voici les liens pour en savoir plus à ce sujet : 18 mois de NÉVRALGIE : FINI . CHOQUÉ par les ULNT ( cas clinique ); Les tests neuro-dynamiques du membre supérieur ou ULNT

En conclusion

Heureusement, même si les symptômes d’une névralgie cervico-brachiale peuvent nous empoisonner l’existence sur le court terme, le pronostic pour ce type de condition est favorable dans la grande majorité des cas et la nécessité d’opérer est peu fréquente. Les recherches récentes nous montrent que, la plupart du temps, les différents symptômes peuvent être contrôlés via des interventions non-chirurgicale comme la médication, le repos, la thérapie manuelle, les exercices ou les injections au besoin. Combinées, les différentes modalités semblent apporter le plus de bénéfices que d’utiliser une seule d’entre elle en isolation.

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